Séjour détox chez Henri Chenot en Italie

Séjour bien-être Spa

J’ai récemment été tester un séjour détox en Italie dont vous me direz des nouvelles. Séjour détox chez Henri Chenot en Italie. Parce que même si l’endroit est extraordinairement chic et élégant, je me suis sentie comme un pigeon pris dans sa propre cage si vous voyez ce que je veux dire.

Séjour détox chez Henri Chenot en Italie

Séjour détox chez Henri Chenot en Italie

Séjour détox chez Henri Chenot en Italie

Forcément quand on est invitée à tester des produits ou des endroits, on est sensé en dire du bien, du moins c’est ce qu’espèrent toutes les chargées de com. Malheureusement, pour moi, cette fois ce sera NO WAY. Je me sens mal, mais alors terriblement mal à l’idée d’imaginer la chargée de communication qui va découvrir ce billet. Alors par respect pour elle et pour toutes les chargées de com qui font ce métier avec passion, je me dois de préciser le fruit de ma pensée lors de ce Séjour détox chez Henri Chenot en Italie.

D’abord, j’ai été hyper bien reçue. Le cadre est absolument divin. Magnifique, même. Niché au cœur des Alpes, à Mérano, dans le Tyrol Italien. Je suis invitée chez Henri Chenot pour tester la détox dite des Stars. Il fait soleil et je suis d’une humeur incroyablement bonne parce que pour une fois mes avions se sont bien enchainés. Je découvre enfin le lieu des VIP. Tout le monde semble ultra sympa et moi aussi. Je découvre ma chambre rapidement. Top mais bon, je suis chez Henri Chenot, quand même. Impossible qu’il en soit autrement.

Des batteries de test

J’ai mon premier rendez-vous à 9h00 ce matin. Un test énergétique qui, pour moi, ressemble plus à une horrible mise en scène suicidaire. Stéfania, mon énergéticienne, m’annonce la couleur. « J’effectue un relevé de votre poids et des zones où se sont accumulées les graisses.  » Bon, ok, d’accord mais il va falloir être super sympa parce que ce n’est pas une manière de me mettre à l’aise si tu vois ce que je veux dire. Bref, je m’allonge sur la table. Elle me branche de partout pour vérifier mes flux énergétiques de mes organes. Ben « avec ça, je serai fixée » me dis-je. Plus sérieusement, je suis ravie d’en savoir un peu plus sur l’état de santé de mes organes… Pas le temps d’en discuter… De toute façon, j’enchaine avec un check-up biofonctionnel.  J’ai l’impression de me retrouver dans la salle des Commandes à Kourou pile poil avant le lancement d’une Ariane. Pas le droit de laisser tomber les deux bâtons en métal que l’on me donne, sans oublier le cerceau métallique qui est installé autour de mon crane. Serai-je en train de me transformer en Robocop ? Tout cela me semble bien mystérieux.

Un quart après, une infirmière vient me débrancher et imprime mes résultats. C’est très joli, ces tonnes de graphiques et de données que même Apple n’en voudrait pas. Moi, je n’y comprends rien du tout. On ne m’explique toujours rien. Flippant, non ? Mais pas le temps d’évoquer l’origine du mal que l’on m’envoie vers une autre porte.

Véronica vient alors me chercher dans la salle d’attente où je n’ai guère eu le temps de me remettre de mes émotions que déjà, elle m’explique les tenants et les aboutissants de ce futur massage que je vais recevoir. Grosso modo, un massage à base de ventouses, un procédé unique. Elle me place les dites ventouses le long de mes méridiens qui sont trop mous afin selon elle, de me les ramener à l’équilibre énergétique. Je dois faire une telle tête qu’elle tente d’un dernier sourire de me rassurer en me disant qu’elle utilisera aussi les mains pour ce massage. Je suis sonnée. Je ne comprends rien du tout à ce qu’on me raconte et j’ai l’impression qu’on va me réveiller. De toute façon impossible de dormir avec le bruit des ventouses qui me donnent l’impression de m’arracher la peau. Littéralement. Mon visage doit s’être décomposé puisque ma thérapeute  me dit de tenir le coup, il faut souffrir pour être belle. Pas dit ! Ça, c’est facile à dire. Mais j’avoue j’apprécie réellement le moment où elle m’enlève ces fichues ventouses. Pas le temps de pleurer sur mon sort que je grimpe d’un étage pour plonger dans une baignoire à jets sensée activer ma circulation sanguine. J’avoue, j’adore ça ! Elle me fait choisir les huiles essentielles que je veux, m’ajoute des effets lumineux et me voilà enfin seule pour 20 minutes.

J’ai envie de pleurer…

Je tente alors de me remettre de la batterie de tests que je viens d’effectuer en même pas 3 heures que déjà on m’ordonne de sortir de l’eau pour recevoir le complément à base d’algues purifiantes. S’il le faut ! Je me plie aux ordres, de toute façon ai-je vraiment le choix ? Que déjà on me tartine d’algues qui sentent plutôt bons. Puis on m’encourage à me reposer sur un lit à eau chauffée à 37°. Mais je n’arrive pas à décrocher et refuse de m’endormir. Puis vient la douche à jet. Alors que je dois ressembler à un zombi, la thérapeute fait virevolter à coup de forte pression l’eau sur les zones de mon corps.

Il est alors temps d’aller déjeuner. Ça tombe bien, j’ai la dalle. Mais pas le droit de me plaindre, j’ai droit à des fruits, une salade de crudités et un gratin d’aubergines aux spaghettis de sojas. Succinct et pas terrible. Grosso modo, c’est macrobiotique… L’idée : Rester dans la neutralité du PH et de l’oxydation. J’y comprends toujours rien et j’ai envie de pleurer. Une des personnes chargées de notre surveillance tente de me rassurer en me disant que je suis chez le meilleur. Elle me tend alors un verre d’eau citronnée avant de m’amener une tisane digestive.

J’ai l’après-midi pour moi. Je retourne dans ma chambre, fouille dans ma valise pour espérer trouver une vieille tablette de chocolat. Mais non, rien n’y fait, j’ai rien mangé… Mon ventre gargouille. Je tente alors d’oublier cette histoire en allumant mon ordinateur. A la lecture de mes premiers mails, toutes mes copines me supplient de leur raconter mon expérience. J’en profite alors, le racontant l’enfer et le calvaire que je vis ici. Finalement, il doit être autour des 16h quand je quitte mon ordinateur pour rejoindre la piscine. Quelques longueurs plus tard, je n’en peux plus… Je suis épuisée et je crève de faim.

Ça tombe bien, il est temps d’aller manger. Au menu : Entrée végétale + velouté aux artichauts + Quinoa noir aux oignons et sauce amandes. En dessert, deux cuillères à soupe de chlorure de magnésium sensées me purger. Et toujours de l’eau citronnée…

Il est 22h00 quand je quitte mes copines journalistes pour aller dormir. Bonne nuit et à demain. Enfin pas vraiment, ma nuit se transforme en enfer quand je dois faire des va et viens vers les toilettes. Je me réveille 2 ou 3 fois dans la nuit. J’ai vraiment envie de chialer. Là, je n’en peux plus… Je savais que j’aurai du prendre un Smecta dans ma valise…

Une journée épuisante

Vers 8h00, il est temps de prendre le petit-déjeuner. Mais sincèrement pas d’ami du petit déjeuner pour moi. J’ai un tête de cocker, mal au ventre, le tout en étant entrecoupé par des moments solitaires aux toilettes. Bien sur, pour me revitaliser, qu’ils disent, ils m’apportent des fruits et de la tisane. Mais non, moi, j’ai envie d’un gros pot de Nutella, de tartines bien épaisses même si c’est du sans gluten. Pas le temps de pleurer sur son sort, que j’ai un rendez-vous avec un docteur. Et là, mon enfer se transforme en cauchemar vivant… Avec son sourire narquois, il m’explique que mon foie est raide mort, que ma vésicule n’en peut plus et je suis gavée de stress. Au cas où je ne le saurai pas… Ils n’avaient qu’à me le demander, je le leur aurais dit. Bref, rien de très bon dans mes analyses visiblement.

Ce matin, reventouses et lit chauffant… J’ai un peu l’impression d’être robotisée. Puis vient le traitement énergétique. L’idée : Stimuler les points d’acupuncture pour remettre à niveau mes méridiens. Cela boostera l’effet détox. Soit-disant.

Puis vient mon scanner au cas où il y aurait une parcelle de mon corps qui n’aurait pas encore parlé. Mais attention, un  scanner spécial qui détermine la répartition des mes muscles et mon taux de gras. Il donne également l’état de mes os et de mon métabolisme. J’ai encore envie de pleurer. C’est horrible, il n’y a plus rien de privé chez moi. Je leur demanderai presque à quel âge j’ai eu mes premières règles qu’ils me répondraient immédiatement.

Direction le restaurant avec un bouillon de champignon et de légumes qui m’attend.  Je n’ai même plus envie de manger tellement je suis dans un état second. Le but : Réhydrater le corps après la purge. Moi, au point où j’en suis, je crois bien que je ne réhydraterai rien du tout. J’ai envie de me laisser mourir.

Puis à 15h, j’ai enfin les résultats du scanner. Le verdict est accablant ! Grosso modo, j’ai pris trop de poids récemment avec 6% de gras en trop. L’après-midi passe doucement entre quelques brasses dans la piscine et quelques émails à envoyer.

Bouillon, bouillon, bouillon…

Le soir, à nouveau, bouillon au repas. Je crois que je vais devenir folle… Je crève la dalle si bien qu’à force de le répéter, je parviens à obtenir un stick de miel offert en douce par le serveur. Je pars me coucher le sourire aux lèvres même si j’ai terriblement faim. Je m’endors en rêvant d’une tranche de beef…

Avant-dernier jour ! Alleluya ! Ce matin, pas de blabla, on me plante une picouze dans le bras pour me faire un examen sanguin. Même pas mal. Et on me dispense de petit déjeune, au cas où j’aurai trop manger la veille. Je m’en fous, je repense à mon steak qui m’attend à la sortie de cet enfer. On me fait également des tests d’intolérances alimentaires au cas où j’aurai quelque chose.

Puis, on retourne au classique, les traitements énergétiques à base de ventouse et l’hydrothérapie. A midi, rebelote. Tournée générale de bouillon… Ici, c’est sur ils ne se ruinent pas en cuisine. Mais bon, j’ai décidé d’arrêter de me plaindre. Résiliente, je tente dans un surcroit de motivation d’aller nager quelques brasses. Heureusement qu’à 19h, une conférence sur la diététique se tient, sinon je commençais à trouver le temps long. Une naturopathe  nous explique les grands principes alimentaires et ajoute des explications concernant le fait que le corps s’encrasse à force d’alimentation trop riche. Oui mais bon, il faut savoir si on veut une vie sociale ou pas ! Parce que je ne connais aucun bouillon 3 étoiles.

Bref, j’ai presqu’envie de rire. Ce soir, tadam, c’est poisson ! Je n’ai même pas envie de le manger trop vite. Alors je fais durer le plaisir. Je me rappelle ce que l’on vient de nous dire sur les histoires d’apprendre à mâcher lentement et de bien respirer entre les bouchers. Sincèrement, la faim est un état dans lequel on est depuis tellement longtemps que limite, j’ai du mal à finir mon assiette. C’est presque gargantuesque. Repus, je m’endors tranquillement et sereine.

Koh Lanta version sain

Dernier jour ! You hou ! Je suis trop contente… Ce matin, j’ai des soins encore et un bilan avec le docteur. Mais franchement, je compte presque les heures et les minutes quand je sortirai de cette saine prison. Là, Henri Chenot, en personne, me dit que je vais mieux. S’il le dit… Mon équilibre énergétique s’est amélioré même s’il n’est pas encore revenu à la normale. Il m’encourage alors à continuer mes efforts et à reproduire ce calvaire vivant tout les mois. Non mais il serait pas un peu maso, ce type ?

Avant de quitter ce lieu de torture mentale, la diététicienne m’a concoctée un programme alimentaire sur mesure. Grosso modo, perdre du gras. Éviter les sucres rapides et lents après 17h. Et  augmenter mes doses sportives. Merci, mais je m’en serai doutée.

Dès que je met un pied dehors, je m’imagine m’arrêtant au premier mac do que je trouve. Malheureusement, je n’en trouve pas et mes avions sont tellement bien collés les uns aux autres que je n’ai toujours pas eu le temps d’aller grignoter un morceau.

Quand j’arrive enfin chez moi, j’espère que mon conjoint m’aura préparer un repas avec saucisson et tutti quanti. Manque de bol, il a prévu… Un petit bouillon, histoire de ne pas changer les habitudes. Sinon, il me dit que j’ai un très jolie teint.

Or mis le fait que j’ai cru crever de faim, que j’ai eu la sensation affreuse d’avoir fait Koh Lanta, j’ai quand même force est de constater retrouver la pêche. J’ai clairement perdu du poids -en même temps je ne vois pas trop comment cela n’aurait pas pu se produire. Je me suis surtout prouvée que j’avais un sacré mental malgré tout ce que peuvent dire les rédactrices en chefs… Je mange moins sucré et ai supprimé les sucres lents après 17h.

 

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par

Henri Chenot

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